arrow_back Revoir toutes les publications
Suivante arrow_forward_ios

THÉMATIQUE

Logement

TERRITOIRE

Métropole du Grand Paris

ANNÉES D’ÉTUDE

20212024
Étude en partenariat

L’impact des aides au logement dans le Grand Paris : profil, dépense logement et taux d’effort des ménages bénéficiaires

Juin 2026 • Jean-François Arènes, Valentine Thomas, Stéphanie Jankel, Victoria Leroy, Luc Guibard

Publication réalisée dans le cadre d’un partenariat porté par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur).

Principale forme d’aide publique en matière de logement, les aides personnelles au logement visent à garantir aux ménages les plus modestes l’accès et le maintien dans un logement décent en allégeant la dépense liée à leur résidence principale. Ces prestations légales ont connu de nombreuses évolutions depuis 2017, dont notamment la réforme de contemporanéisation des aides au logement en 2021, qui a conduit à une baisse de la population bénéficiaire et à un recentrement du dispositif sur les ménages les plus précaires.

Dans un contexte post-réforme, cette étude menée par l’Apur et la Ctrad porte sur la solvabilisation des locataires par les aides au logement dans la Métropole du Grand Paris. Dans ce territoire marqué par une crise du logement qui touche tous les segments de l’offre, près d’un tiers de la population locataire est couvert par une aide au logement. L’étude décrit le profil de ces ménages, qu’ils soient locataires du parc social ou du parc privé, et leur géographie dans les territoires du Grand Paris.

L’étude décrit le pouvoir solvabilisateur des aides au logement dans le Grand Paris : celles-ci réduisent de moitié le taux d’effort médian des ménages locataires qui en bénéficient. Cependant, l’impact des aides est plus important dans le parc social que dans le parc privé, alors même que les montants moyens d’aide y sont plus importants. Les aides au logement ne parviennent pas à compenser la cherté du logement dans le parc locatif privé, et les taux d’effort y sont plus sensiblement plus élevés que dans le parc social. Près d’un ménage sur deux a un taux d’effort supérieur à 40 % après versement des aides dans le parc privé.

L’étude met aussi en lumière un paradoxe : alors qu’ils sont prioritaires pour accéder à un logement social au regard de la loi, les ménages les plus pauvres sont davantage représentés dans le parc privé que dans le parc social parmi les bénéficiaires d’une aide au logement.

Cette étude est également disponible sur le site de l’Apur.

Voir aussi